Vive la révolution au Népal !
Déclaration de
l'OCML-VP
du 23 février 2008
Il y a 12 ans, le 13 février 1996, le Parti Communiste du Népal (maoïste) déclenchait la guerre populaire. Cette initiative était
l'aboutissement de plusieurs années de lutte politique contre la royauté. Le résultat également d'une lutte politique contre le révisionnisme, courant qui se réclame du communisme et du
marxisme-léninisme en paroles, mais qui, dans les faits, se contente de places dans l'appareil d'Etat et dans la société exploiteuse, et de quelques réformes.
Le PCNm a su, au début des années 1990, commencer à rassembler les travailleurs exploités autour des revendications immédiates les plus urgentes, mettre en avant les revendications politiques,
telle que l'abolition de la monarchie et l'élection d'une Assemblée Constituante. Et enfin, utiliser les élections parlementaires organisées par le roi pour populariser ces revendications et
faire la démonstration que ce Parlement n'était pas le moyen de les faire aboutir.
La guerre populaire à la campagne est une forme de lutte adaptée dans un pays montagneux, essentiellement agricole, avec un appareil d'Etat féodal. Elle a permis de faire faire un bond en avant à
la lutte révolutionnaire, avec localement, mais sur plus des trois-quarts du territoire, l'expérience d'un pouvoir populaire, une réforme agraire, la libération des femmes, l'émancipation des
minorités nationales.
Depuis deux ans, le centre de gravité de la lutte révolutionnaire s'est déplacé vers les villes. La situation peut déboucher sur une insurrection généralisée. Nos camarades n'ont jamais été aussi
exposés à la réaction de l'impérialisme mondial, en particulier des impérialismes indien, chinois, et américain.
Notre solidarité de lutte avec nos camarades du Népal doit donc se renforcer. La création à Paris, en décembre dernier, d'un comité de solidarité franco-népalais, était une initiative
nécessaire. En faisant connaître et en soutenant politiquement la lutte révolutionnaire des travailleurs du Népal, nous nous renforçons politiquement ici-même en France. Il nous faut
faire un travail d'information, abattre les murs de silences et de calomnies des médias qui sont aux mains de la bourgeoisie. Donner aux ouvriers et à tous les travailleurs une vision
internationaliste de la lutte politique, à l'encontre d'une vision enfermée dans un cadre national ou européen. Et développer ce travail en particulier avec les militants népalais travaillant en
France.
Vive le comité de solidarité franco-népalais !
Vive le Parti Communiste du Népal maoïste !
Vive la révolution au Népal !
Vive la révolution prolétarienne mondiale !
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