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Regroupement Communiste      Association des Amis du Manifeste

élections 2007

11 Avril 2007 , Rédigé par ARAM Publié dans #Elections

Appel des communistes de l’ARAM à l’abstention


 

 

Les idéologues bourgeois nous intoxiquent à longueurs de journées avec leur propagande mensongère. Ils nous martèlent sans cesse des appels à voter au nom d’une soi-disant défense de la « démocratie » allant jusqu’à inciter les jeunes des banlieues à remballer leurs colères et à légitimer le pouvoir répressif de la bourgeoisie par la voie des urnes. 

 Il s’agit pour les intellectuels stipendiés, de sauver la dictature du capital en difficulté. Pour cela une armée de politiciens, de tous bords, occupe le devant de la scène médiatique et tente de faire oublier les souffrances, les inégalités et les scandales de toutes sortes qui constituent l’ossature de cette société de classe. 

   Les prolétaires acceptent de moins en moins la sainte loi du profit capitaliste. Ils ont beaucoup plus de réticences à l’égard des partis politiques qui ne condamnent pas les restructurations, les plans de licenciements et la répression contre les syndicalistes, les sans-papiers ou les jeunes. Les élections sont vécues comme une mascarade, un spectacle sans intérêt qui ne procure du bénéfice qu’à ceux et celles qu’elles font vivre. Ils commencent à réaliser que la véritable source de richesse qu’est le travail est mal valorisée et que la course au profit détruit nature et individus. Ils se rendent compte que personne ne réclame la fin des inégalités mais que  ce rapport social fondé sur la division du travail capitaliste les désapproprie chaque jour davantage de leur puissance sociale. 

 Aucun candidat ne se risque à parler de révolution puisque tous occupent une place privilégiée sur l’échiquier politique bourgeois, que l’on soit au PS, à l’UMP, au PCF, à LO ou à la LCR. 

 La démocratie bourgeoise cache avec peine la dictature du capital qui domine la société civile. Elle s’effrite au long des élections et des référendums qui se succèdent et qui posent avec force le taux d’abstention comme relais au mécontentement. La méfiance à l’égard de ces politiciens  grandit dans ce pays. L’argent qui les corrompt à tous les niveaux et la justice de classe qui les blanchit, tout cela « passe » de plus en plus difficilement. 

 Mais les difficultés que traverse le capitalisme qui voit ses bases d’enrichissement mises à mal par des dépenses toujours plus grandes pour accentuer la productivité, au prix d’une diminution constante de la plus-value,  lui intime l’ordre de renforcer l’exploitation, la dureté de son système et donc de dévoiler pleinement la dictature de l’Etat. 

C’est dans ce cadre étroit que se glissent les organisations ouvrières bourgeoises qui participent à la reproduction de tout le système. Les partis de gauches comme les mouvements trotskystes, ne remettent pas en cause l’existence même de l’Etat bourgeois qui en est l’organisateur principal et le maître d’œuvre. 

Ils s’en prennent volontiers au capitalisme financier oubliant qu’il est la conséquence directe de l’accumulation capitaliste, que ce  système a atteint un stade avancé de pourrissement et qu’il ne peut se reproduire qu’à travers des crises de plus en plus violentes. 

Le nationalisme et le protectionnisme sont devenus des thèmes récurrents pour « faire face » aux destructions de capitaux. Leur analyse politique est par trop succincte. Ils souhaitent un Etat omniprésent, un Etat « providence ». Mais les oligopoles ont remplacés les monopoles nationaux. Il n’y a plus de « propriétaires » privés facilement identifiables mais des actionnaires internationaux anonymes et des Etats qui se partagent la valorisation de ces oligopoles.

Ils ignorent ou feignent d’ignorer les moyens de sortir le prolétariat de sa condition de classe exploitée et occultent tout espoir de voir les prolétaires disposer un jour librement de la maîtrise des conditions de productions de la vie. En appeler à l’Etat c’est en appeler à sa bureaucratie et aux guerres menées en son nom.  C’est maintenir les peuples dans un état d’asservissement, dans une misère grandissante tant matérielle qu’intellectuelle tandis qu’à l’autre bout de la chaîne les bourgeois se complaisent dans un luxe scandaleux. C’est mener des guerres au nom du maintient de leur taux de profit. Ils sont bourgeois car ils défendent l’intérêt général de la classe dominante. 

Il n’y a donc rien à attendre de ces partis qui se noient dans le  réformisme et le capitalisme d’Etat. Leurs élus privent le peuple de son pouvoir politique de même le capitalisme dépouille les prolétaires de leur puissance sociale. Le salut de la classe ouvrière ne repose que sur sa conscience de classe et dans le développement devenu inéluctable de luttes frontales avec le capitalisme, dans des actes de solidarités internationales qui unifieront les prolétaires. 

S’abstenir de voter est de toute évidence exprimer un rejet du pouvoir de la bourgeoisie.

C’est un acte certes insuffisant pour le renverser mais  il contribuera à faire naître une confiance sans limites dans des luttes de grande ampleur qui participeront à la construction d’un Parti Communiste Révolutionnaire dont auront besoin les prolétaires pour se constituer en tant que classe face à la bourgeoisie.  

 

Le secrétariat de l’A.R.A.M 

Le 3 avril 2007 

                                                                                                            

L’Association Régionale des Amis du Manifeste 

BP 60005 / 17101 Saintes cédex  

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