Des nouvelles du Front…
Le syndicalisme de classe dans notre pays présente seulement le « Tous ensemble » et la grève générale comme une recette miracle.
Que sont devenues les grandes revendications des origines du syndicalisme notamment celles qui prônaient la fin du salariat, le socialisme et le pouvoir des travailleurs ?
Le « front syndical de classe » est né en juin 2008 suite à une pétition nationale qui interpellait l’ensemble des confédérations syndicales et pour prendre appui sur le mouvement social.
Il affirme que « sa pétition a rassemblé sur quelques mois plus de 4000 signatures sur l’ensemble du pays où des militants de la CGT, FSU se sont contactés pour contester fortement l’ensemble des confédérations syndicales et leur immobilisme latent face aux exigences du monde du travail d’en découdre avec le pouvoir actuel… »
Pétitionner pour se reconnaître dans un syndicalisme de classe oui mais pour quoi faire ?
Pour les prolétaires qui n’acceptent plus l’exploitation capitaliste ni les destructions de plus en plus insupportables
qu’occasionnent les crises à répétition, il n’y a pas d’autres solution que de renverser le pouvoir de la bourgeoisie.
Il y a donc un choix politique qui ne peut être que le fruit, non seulement des mobilisations (qui sont la concrétisation du niveau de la réflexion) mais aussi du niveau de conscience des masses en mouvement et du rôle que joue l’avant-garde militante et syndicale dans la prise de conscience.
Sinon on retombe dans la confusion politique qui règne actuellement avec la défense des nationalisations, du service public, de l’état, le nationalisme, la sous-estimation de la question de classe et du rôle des ouvriers, la défense des structures de cogestion du capitalisme que sont la Sécu, les organismes de retraite, de formation professionnelle, ces structures qui sont le nid permanent de création de la bureaucratie de cogestion et de collaboration de classe.
Sur le terrain des luttes, pour sortir des revendications catégorielles et donc des simples rapports de classe « ouvrier-patron », il n’y a pas d’autre slogan plus porteur que « travailler moins, tous et autrement ».
C’est exiger de diminuer le temps de travail contraint et le partage du travail, en opposition au rythme sarkozien du « travailler plus » (la retraite à 67 ans, l’allongement du temps de travail pour quelques uns pour créer plus de plus-value absolue, la rémunération des heures supplémentaires devant s’abaisser rapidement au niveau du salaire « normal » antérieur voire plus bas selon la loi de la formation des salaires –prix de la force de travail…).
Donc s’il s’agit bien de s’appuyer sur la classe ouvrière et de la rassembler pour en finir avec ce système et non pour l’aménager.
Le salut du prolétariat réside justement dans sa reconnaissance en tant que classe amenée à prendre en main son destin.
Il lui faut des objectifs à longs termes, qu’il devra tenir tout au long de ses luttes.
Le renversement du pouvoir de la bourgeoisie en est le tout premier et la condition première de la fin de son exploitation.
Le secrétariat de l’AAM
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