Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 19:12

Par Association des Amis du Manifeste

Faillite de l’Etat Grec = faillite du capitalisme…

Soutien aux révolutionnaires grecs !

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Le capitalisme est malade, en Grèce comme ailleurs. La bourgeoisie n’a pas d’autre solution à proposer pour conserver sa domination que de procéder méthodiquement à l’écrasement de la classe ouvrière grecque. Mais ses idéologues expliquent que c’est pour le bien du pays et de ses habitants, pour « assainir l’économie » et réduire les dépenses sociales bien trop importantes à leurs yeux!

En fait c’est tout simplement pour éviter la faillite de tout le système capitaliste bâti sur l’exploitation de la classe ouvrière !

 

L’Etat grec, aidé de l’UE et du FMI, est chargé de siphonner les revenus des prolétaires pour rembourser la dette des banques qui ont prêté à des taux élevés à l’Etat. C’est ainsi que les dépenses de santé sont réduites de 1,1 milliard d'euros, 15.000 employés du secteur public seront licenciés au cours des quatre prochaines années, le salaire fédéral minimum dont dépendent 300.000 personnes passera de 750 à 600 euros et les allocations chômage seront réduites de 460 à 360 euros par mois. Les retraites complémentaires dont de nombreux Grecs dépendent pour survivre baisseront de 15 pour cent. Les salaires du secteur privé seront réduits de 20 pour cent du fait du non-renouvellement des contrats à long terme et de la négociation de nouveaux contrats dans chaque entreprise.

Les prolétaires sont plus que jamais exclus du système. Un adulte sur cinq et un jeune sur deux sont sans emploi en Grèce. Le nombre des sans-abri, qui était pratiquement inconnu à Athènes avant la crise, s'est généralisé. Des dizaines de milliers de petits commerces ont fait faillite en raison de l'augmentation drastique des impôts. Le chômage est passé de 6,6 pour cent en mai 2008 à 18,8 pour cent le mois dernier. Le chômage des jeunes se situe à présent à plus de 40 pour cent. Les travailleurs du secteur public ont enduré des baisses de salaire de 40 pour cent tandis que le taux de la TVA est passé à 23 pour cent.

L'impact sur les soins de santé est tout particulièrement désastreux. Les admissions à l'hôpital ont augmenté de 25 pour cent bien que les budgets hospitaliers aient été réduits de 40 pour cent du fait de la pénurie de fournitures essentielles, dont des compresses et des seringues. Le pourcentage de Grecs qui recourent aux cliniques de rue, qui ne traitaient auparavant que des travailleurs immigrés, est passé de 3 à 30 pour cent depuis le début de la crise étant donné que les gens n'ont plus les moyens de se faire soigner dans les cliniques privées.

Les banques seront indemnisées pour la décote de 50 pour cent de la valeur nominale de leurs prêts à la Grèce, sur lesquels elles ont depuis longtemps mis une croix, au moyen du remboursement des 50 pour cent restant à un taux d'intérêt élevé, garanti par l'UE.

Ce que personne ne dit, en dehors des communistes révolutionnaires, c’est que ces milliards qui se déversent chaque jour dans la spéculation sont des montagnes de dettes privées. Le système est à bout de souffle. Les établissements financiers sont supposés émettre  à nouveau des crédits et de faire croître à nouveau la consommation et la production.

Bref, tout recommencerait comme avant quand le crédit coulait à flot…ce qui a mené justement au krach des banques et à la faillite de l’Etat grec.

Les banques se sont ruées sur les titres d’Etat (qui rapportent 3 ou 4% d’intérêts alors que l’Etat leur prête à 1 ou 2%) et rachètent à bas prix les entreprises en faillite.

 

Pour autant le système financier n’est pas sorti d’affaire car les titres d’Etat sont aujourd’hui des créances douteuses. Nombre d’Etats (dont les USA) sont déjà en faillite virtuelle et remboursent leurs dettes arrivées à échéance par de nouveaux emprunts ou en actionnant la planche à billets ce qui dévalue la monnaie.

L’UE et le FMI tentent d’éviter l’écroulement immédiat de l’économie capitaliste.

 

Les organisations bourgeoises sont terrifiées à l'idée que des changements dans l'opinion publique puissent pousser la classe ouvrière dans une lutte politique contre le gouvernement en dehors du contrôle de la bureaucratie syndicale.

Aucune organisation politique officielle n’ose affronter l’Etat directement et le renverser.

Le KKE (parti communiste grec) véritable faux ami de la classe ouvrière, associé aux forces syndicales affiliées à la CES (Confédération Européenne des Syndicats), fait partie de  cette élite dirigeante grecque qui en appelle au respect de la constitution.

Elles en appellent à des élections (comme le PCF en mai 1968) au plus fort des luttes ouvrières pour dynamiter le mouvement en profondeur. Elles en appellent à l’Etat qui est le principal responsable de cette situation. Et demain,  pourquoi pas, à l’intervention de l’armée pour écraser dans le sang la révolte !

 

Les prolétaires n’ont qu’une seule solution : s’organiser eux-mêmes !

 

 

Non, le peuple grec ne veut plus de cette dictature  bourgeoise qui l’opprime.

Il veut vivre et décider lui-même, souverainement.

 

Communistes révolutionnaires, soyons solidaires de sa lutte, soutenons les partisans de  la révolution prolétarienne.

 

A bas la dictature du Capital !


A bas l’Etat bourgeois !

 

TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE !


VIVE LA REVOLUTION PROLETARIENNE !

 

 

Association des Amis du Manifeste

BP 60005 / 17101 Saintes cedex ; mail : communiste17@free.fr

 


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Publié dans : Regroupement Communiste nouvelle série
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