L’augmentation brutale mais prévisible du nombre de licenciements, notamment dans les secteurs technologiques avancés tels que l’automobile (l’exemple le plus spectaculaire est l’effondrement de Général Motor aux USA), où les machines ont depuis longtemps supplanté des tâches humaines (réduisant à peu de choses le travail ouvrier) est due en partie seulement à la crise financière qui a privé nombre d’entreprises de crédits vitaux. Celle-ci agit plutôt comme un révélateur d’une crise bien plus profonde.
Elle est surtout due à la nécessité pour le capital de « réformer » en permanence sa gestion des moyens de production, en économisant sur le coût de production (la main d’œuvre) sachant que les charges en capital fixe (investissements et recherche) pèsent plus lourdement sur les bénéfices du fait de la concurrence qui entraîne une course aux gains de productivité (1).
Plus le capital fixe (machines, bâtiments …) s’accroît et plus le capital au départ privé (possédé par quelques familles) devient collectif (réparti entre actionnaires, banques et agents actifs de la production) et mondial.
Chaque avancée technologique est pour la bourgeoisie, qui s’appuie sur son système éducatif élitiste, un moyen supplémentaire pour dominer les savoirs nouveaux, soumettre les producteurs à la machine, les déposséder de tous leurs savoirs acquis par les générations précédentes, pour les rendre aussi standards et interchangeables qu’un boulon : ainsi sera facilement éjecté et remplacé celui qui résiste.
Elle rétribue pour cela, grassement, les ITC –ingénieurs, techniciens et cadres (2), qui doivent « innover » c’est-à dire inventer des méthodes nouvelles –usant pour cela de l’informatique et de la robotique- qui aliènent le travail ouvrier, le déshumanisent chaque jour un peu plus, en augmentent l’intensité avec moins de personnel et abaissent les salaires du fait de la dévalorisation des fonctions essentielles, de la déqualification des producteurs.
Ces agents du capital reproduisent le rapport d’exploitation pour permettre de relancer la production de plus-value.
Les économistes et idéologues de tous bords, accumulent bien les exemples de ces mutations technologiques (dans le domaine des transports, le TGV, l’automobile, l’aviation…ou encore justifient les licenciements comme une nécessité liée à la « modernisation » de « l’économie » capitaliste) mais sont bien incapables d’expliquer pourquoi le capitalisme ne développe plus l’emploi globalement alors que les besoins humains et les moyens de les satisfaire n’ont pas de limites connues…
Ce qu’ils ignorent, c’est que la loi d’échange des marchandises (la force de travail incluse) à leur valeur engendre celle de l’exploitation (la recherche de la plus-value étant la loi de base du mouvement du capital) et qu’en étendant à la planète la division du travail entre intellectuels et manuels ainsi qu’en diminuant la quantité de travail ouvrier (par l’usage du chômage et de la précarité), le capitalisme offre l’opportunité à un prolétariat devenu mondial d’abolir ce système. Les prolétaires n’auront pas d’autre choix que de se reconnaître dans une seule classe (le prolétariat) qui prendra les leviers de commandes et mettra fin à leur exploitation.
Les limites de l’exploitation capitaliste
« Ce ne sont pas les moyens de production qui sont au service de l’ouvrier mais l’ouvrier qui est au service des moyens de production…tous les moyens pour développer la production se transforment en moyens de dominer et d’exploiter le producteur : ils font de lui un homme tronqué, fragmentaire, ou l’appendice de la machine ; ils lui opposent comme autant de pouvoirs hostiles les puissances scientifiques de la production ; ils substituent au travail attrayant le travail forcé ; ils rendent les conditions dans lesquelles le travail se fait de plus en plus anormales et soumettent l’ouvrier durant son service à un despotisme aussi illimité que mesquin ; ils transforment sa vie entière en temps de travail… » (K. Marx)
Le machinisme (aussi bien dans l’industrie que dans l’agriculture) diminue le nombre d’emplois mais surproduit des valeurs d’usage (des biens manufacturés qui ne peuvent être vendus du fait de l’appauvrissement des prolétaires).
La bourgeoisie est bien l’unique propriétaire de l’usage qui est fait des marchandises produites. Ce ne sont pas les expériences petites bourgeoises et erronées de l’autogestion (les LIP ou les « Manufrance », regroupés en coopératives ou bien les coopératives ouvrières vénézuéliennes) qui ont changé quoi que soit aux lois du capital (acceptées et reproduites à l’infini par les travailleurs et qui s’expriment sous la forme des salaires, des prix et du profit) d’autant que la seule vraie valeur aux yeux des capitalistes est celle qui prend l’apparence de l’argent.
Nos idéologues patentés masquent la réalité de l’exploitation en affirmant que les sciences (enrôlées par la bourgeoisie) seraient totalement indépendantes du type de société. Ce qui se révèle dans les faits complètement erroné puisque la recherche scientifique est largement dominée par le militaire et le nucléaire qui sont des vecteurs de l’exploitation capitaliste. Dans ce système, les technologies ne sont pas de simples moyens de travail elles sont surtout un moyen de réaliser l’accumulation capitaliste qui est aujourd’hui en crise.
Cette évolution de l’efficacité et de la puissance du travail a entraîné des mutations importantes dans les modes de vie et les rapports sociaux. Le but de la mécanisation est bien de réduire, dans la production (là où naît la plus-value) le nombre d’emplois jugés trop « coûteux » par les capitalistes et d’intensifier le travail. L’augmentation de l’intensité du travail permet de produire plus de marchandises et aussi plus de valeur. C’est pourquoi les capitalistes attachent tant d’importance à toutes les techniques et formes d’organisation du travail qui permettent la chasse aux « temps morts », à la dextérité et à la rapidité du geste, à l’utilisation la plus intensive possible des machines 24 heures sur 24.
De là la contradiction inhérente au capitalisme qui fonde la résistance ouvrière et qui réside dans le fait que plus la classe ouvrière produit de richesses et plus elle s’appauvrit. Cette résistance devra aboutir à la transformation de la science et à sa réappropriation par le prolétariat.
Résistances à la
pénibilité du travail
C’est un fait, les conditions de travail se dégradent pour la très grande majorité des salariés. Les suicides de techniciens et de cadres au Technocentre de Renault à Guyancourt en sont le témoignage, comme ceux des ouvriers de Peugeot à Sochaux. Cette dégradation générale ne doit masquer qu’au sein de cette tendance persiste une grande inégalité face au travail et à sa pénibilité (3).
D’ailleurs, les luttes actuelles, très fortes dans l’automobile, ouvrent une période d’incertitude pour les « politiques » (le rejet de la politique des partis bourgeois qui s’est exprimé à l’occasion des élections européennes avec le fort taux d’abstention aux européennes du 7 juin - 60% en France et 56% en moyenne en Europe – et le vote protestataire).
La pénibilité et des conditions aliénantes du travail ouvrier conduit à poser la question de son abolition. Seule la transition vers le communisme peut la résoudre, d’abord en réduisant fortement ce temps de travail pour ces travaux, et en éliminant progressivement la division sociale du travail entre travail d’exécution et de direction. Eliminer le travail salarié, c’est rendre les travailleurs maîtres et dirigeants de la production, de son organisation, comme de la répartition du fruit de celle-ci. La condition de cela est évidemment qu’ils conquièrent le pouvoir politique.
La question du travail de sa pénibilité devient une question politique explosive. Dans notre propagande nous devons aller au-delà de la critique de l’exploitation en tant que répartition de la richesse crée par le travail ouvrier, pour poser celle des conditions dans lesquelles elle est crée. La critique du travail mène à la remise en cause des fondements même de cette société capitaliste.
Des obstacles idéologiques et concrets à lever si l’on veut dépasser le capitalisme
Aujourd’hui, la meilleure façon de faire face au stress et à la dégradation des conditions de travail, c’est la lutte collective. Mais au-delà de cela, dans cette société, la seule façon de ne pas être seulement une force à produire du profit est de s’organiser politiquement pour aller vers une autre société.
Encore faut-il cerner les cibles à abattre et en tout premier lieu l’Etat bourgeois qui valorise le capital privé en captant le capital social produit par les travailleurs (impôts, taxes et dettes publiques notamment). L’Etat agit (de plus en plus difficilement vue la lourdeur bureaucratique qui ne cesse d’enfler), au nom de l’intérêt général (en lieu et place des capitalistes privés qui ne défendent que leur propre intérêt). Il relègue les prolétaires à n’être que des « citoyens » sans aucun réel pouvoir (si ce n’est que de nourrir des « élus » tout aussi inutiles et ignorants des besoins réels).
Il intervient chaque fois qu’il y a des licenciements pour que la perte d’emplois productifs soit compensée par de nouveaux emplois non productifs de plus-value (c’est l’augmentation du secteur tertiaire : bureaux, banques, commerces, services, loisirs, etc…). Il légifère : ainsi la création du RSA (revenu de solidarité active) entré en vigueur le 1er juin est un de ces outils qui développent le temps partiel, les bas salaires et le sous-prolétariat. Le RSA va même beaucoup plus loin dans la précarisation et dans la perte de revenus que le RMI ou l’API actuels.
Encore faut-il également poser la question de la diminution du temps de travail, du remplacement du temps chômé par du travail « riche », autre que le travail contraignant et répugnant qui est fourni par le seul prolétariat.
« Travailler moins c’est travailler tous », c’est transférer une part des travaux improductifs vers les travaux productifs, c'est-à-dire travailler à un emploi qui aura été décidé comme utile par les travailleurs, en fonction des besoins qu’ils auront décidé de satisfaire et non de la logique du profit comme aujourd’hui.
Encore faut-il envisager un autre système scolaire qui permette aux jeunes de 15 à 25 ans de travailler à un emploi productif, l’équivalent de 1 heure par jour, emploi pratique lié à leurs études. Ce qui augmenterait considérablement le nombre d’actifs.
Ce nouveau système éducatif ne peut voir le jour dans une société dominée par l’idéologie bourgeoise qui est celle des classes moyennes également. Même si celles-ci tendent à se prolétariser (« l’ascenseur social » ne fonctionne plus, l’avenir de ces couches sociales est donc bien sombre), elles pensent toujours que l’Etat peut et doit être géré par des gens comme eux, honnêtes et travailleurs, pleins de bon sens, et se situant au « juste milieu » dans un capitalisme « équitable ».
Les enseignants figurent dans cette catégorie sociale, fonctionnaires de l’Etat, ils s’en remettent à l’Etat et quand celui-ci défaille sous le poids des problèmes que posent le capitalisme il est criminel de lui demander d’être plus fort (comme on l’entend encore dans les manifestations organisées par les centrales syndicales réformistes qui réclament un Etat plus « social » qui doit « payer » - en prélevant davantage d’impôts et c’est encore les travailleurs qui sont spoliés- pour régler les problèmes de cette petite bourgeoisie attachée à ses avantages, au « service public » etc…).
Ce qui pose problème c’est l’inexistence du prolétariat comme classe révolutionnaire et donc son incapacité actuelle à lutter en sens contraire de l’idéologie fétichiste-étatiste contre cette tendance à croire que l’on peut agir pour élaborer un bon capitalisme plus juste envers les pauvres parce que plus dur envers les riches (ce qui est l’apanage de la gauche et de son extrême). C’est l’ignorance que richesse et pauvreté ne sont que la conséquence et non la cause de la division capitaliste du travail.
L’avenir dépend pourtant du prolétariat, de sa capacité à lutter pour s’organiser comme classe indépendante, développant son propre intérêt d’abolition des rapports sociaux capitalistes et de l’Etat.
La société de classe se reproduit par l’intermédiaire de son système éducatif.
Les réformes actuelles dans l’enseignement dépouillent un peu plus les prolétaires des savoirs qu’ils possédaient il y a quelques années encore (4). Aujourd’hui ces savoirs se trouvent accumulés (tout le travail des générations précédentes) dans les machines et l’automatisation et sont devenus l’entière propriété des bourgeois (financiers et agents actifs du capital) qui ont enrôlés les sciences à leur service.
La bourgeoisie nie la qualité humaine des prolétaires et leur existence en tant qu’hommes. Elle les réduit à « n’être rien ». Les pauvres sont de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir vendre leur force de travail, ou alors à un prix qui ne leur permet même pas d’en assurer la reproduction parce qu’ils vivent de la précarité, du chômage et sont expulsés de la société.
Les pauvres ont de moins en moins accès à l’Education (5).
Le système est organisé pour permettre l’appropriation gratuite par la minorité bourgeoise du patrimoine des connaissances, qui est pourtant purement social, produit du travail de toutes les générations passées. Les filières de la véritable « élite » bourgeoise, les grandes écoles, ajoutées au inévitables relations, donnent seules l’accès aux places qui comptent. Ainsi les travailleurs permettent aux fils de bourgeois de se retrouver quasi-gratuitement propriétaires de la meilleure partie du savoir social. Enrôlés du côté du capital, ils s’en serviront pour augmenter la productivité, pour « dégraisser », « rationaliser », etc…
En France, le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur, qui avait connu une croissance constante jusqu' en 1995, a baissé depuis (d’où la colère des étudiants à l’encontre de l’Etat et leur refus de l’élitisme et de l’exclusion).
Le bouleversement des conditions de la production et l’exacerbation des luttes concurrentielles rendent urgentes, aux yeux de l’Etat bourgeois, les réformes de l’enseignement : sur le plan des structures, des contenus enseignés et des méthodes. On attaque de toutes parts l’« empilement » des connaissances générales. A quoi bon transmettre des savoirs à de futurs chômeurs !
La mise en avant de certaines doctrines pédagogiques, comme celle dite de « l’approche par les compétences », concrétisent cette tendance (Les économistes bourgeois –voir Alternative économique hors série n°78- reconnaissent que les évaluations défavorisent les plus faibles). Ces doctrines privilégient la compétence (« ensemble intégré et fonctionnel de savoirs, savoir-faire, savoir-être et savoir-devenir, qui permettnt, face à une catégorie de situations, de s'adapter, de résoudre des problèmes et de réaliser des projets ») sur la connaissance (comme le recommandait en 1997 le Conseil européen réuni à Amsterdam).
Faute de bases suffisantes, les « savoirs nouveaux » auxquels accèderont les jeunes « tout au long de leur vie » resteront confinés dans des domaines élémentaires comme la maîtrise d’un nouveau logiciel, l’utilisation d’une nouvelle machine, l’évolution dans un nouvel environnement de travail. Il s’agit bien d' instrumentaliser l’enseignement au profit de la compétition économique.
Ce sont précisément les plus exploités que l’on prive des armes intellectuelles dont ils auraient besoin pour lutter en vue de leur émancipation collective. On sélectionne et on abaisse le niveau des exigences des uns (ceux qui constitueront la masse de main d’œuvre peu qualifiée), tout en incitant les autres à chercher chez des « offreurs d’éducation plus innovants », les savoirs qui feront d’eux les fers de lance de la compétition internationale.
La déréglementation des programmes et des structures, l’explosion des formes diverses d’enseignement payant, tout cela constitue le terreau sur lequel les inégalités de classes se transforment en inégalités d’accès aux savoirs.
Les luttes pour la satisfaction des besoins immédiats font naître le besoin de temps libre,
libéré du travail contraint
Le capitalisme ne conçoit que « l’économie » de postes (depuis 2002 plus de 100 000 emplois éducatifs ont été supprimés) donc d’argent ce qui laisse les prolétaires plus démunis que jamais. La bureaucratie étatique répond seulement aux besoins des capitalistes privés d’augmenter la productivité, c’est à dire la puissance des sciences et de leurs applications dans la production.
Mais la crise de surproduction de capital que nous vivons actuellement aboutit aussi à la destruction de la bourgeoisie puisque la masse des profits tend à diminuer (voir la longue liste des entreprises qui ferment dans l’automobile par exemple alors que ce secteur était encore il y a peu jugé des plus rentables).
Destructions inexorables auxquelles la bourgeoisie tente d’échapper en prenant des mesures qui ne peuvent que déclencher une apocalypse de guerres, de crises financières et d’épuisement de la nature mais cela n’ira pas jusqu’à la destruction du système lui-même.
C’est le prolétariat, poussé par la nécessité, qui prendra les mesures appropriées pour mettre fin à l’exploitation capitaliste en s’emparant du pouvoir.
De nouvelles générations de prolétaires seront donc amenées à lutter contre la bourgeoisie, à la détruire parce que celle-ci les détruit. Il faudra bien alors que le travail répugnant soit partagé avec ceux qui actuellement se contentent de donner des ordres et d’empocher des millions car il n’y aura plus que des prolétaires bien décidés à en finir avec leur condition d’exploités dans un monde où la valeur d’échange (l’argent) n’aura plus aucune fonction.
Le prolétariat sera alors constitué autour de son Parti Communiste Révolutionnaire.
Il sera à même d’utiliser cette arme de la productivité pour faire du temps libéré par la « machinerie », non pas du temps mort et de chômage mais du temps pour accroître la liberté, pour « s’approprier les connaissances lui permettant de devenir réellement possesseur réel des moyens de la production et maître de l’organisation sociale. Cela réalisé, il n’y a plus de prolétaires ! Il n’y a plus qu’une activité riche et libre pour tous.
C’est un développement supérieur de l’humanité qui se construit, le règne de la liberté, une société communiste d’hommes conscients de leurs rapports et d’eux-mêmes, des activités qu’ils poursuivent consciemment. (Tom Thomas – « Les communistes et le travail théorique aujourd’hui » - ed. Contradictions, page 108).
RC ns – juin 2009
(1) Pour le capital le travail intellectuel et les dépenses d’éducation sont un coût et comme telles prises en charge par l’Etat.
(2) Les cadres n’ont pas d’horaires parce que ce n’est pas du temps de travail que le capital achète. Ce qui leur est demandé c’est de faire travailler les ouvriers et les employés plus efficacement. La productivité globale (du fait de l’augmentation des investissements lourds) n’a cessé de se ralentir depuis 1995. Mais la baisse des salaires (la baisse globale du pouvoir d’achat) et le fort accroissement du chômage sont entièrement liés à l’augmentation de la productivité horaire. En France elle est de 12,9% plus forte qu’en Europe.
(3) Les ouvriers vivent en moyenne de 7 à 8 ans de moins que les cadres ou les enseignants. Cette mortalité plus précoce est due à l’effort physique demandé, aux dérèglements physiologiques engendrés par le travail en équipes alternées auxquels seuls les ouvriers sont astreints, comme à l’exposition aux substances toxiques ou au bruit. Combien d’ouvriers décèdent juste à la prise de leur retraite non seulement par suite des dégâts causés à leur santé par l’exploitation, mais aussi parce qu’ils ne se sentent “ plus rien ” arrivés à la retraite, vidés qu’ils ont été par le capital de toute capacité à diriger leur propre existence !
(4) Le niveau scolaire est déterminant. Les deux tiers des demandeurs d’emploi ont au maximum le BEP. 84% sont des manœuvres, ouvriers ou employés, qualifiés ou pas. Le taux de chômage des non-diplômés dépasse 13%, alors que les diplômés de l’enseignement supérieur sont quasiment au plein-emploi, avec un taux qui avoisine les 5% (sources : Alternatives économiques –hors-série n°78)
(5) Les réformes, même quand elles sont dites de gauche, même quand elles modifient le plus souvent très légèrement et toujours momentanément le rapport salaires-profits, ne font qu’organiser la reproduction des rapports capitalistes et stimuler l’accumulation du capital.
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