Vendredi 20 novembre 2009
le Mardi 24  Novembre 2009 de 12 à 14 heures à l'université de Nanterre, amphi B, l'A.G.E.N. organise une rencontre-débat avec les étudiants de l'université Paris X-Nanterre.

En soirée, une autre rencontre , ouverte aux habitants de Nanterre (et autres) à la cité universitaire 8 allée de l’université - A partir de 18h00

Adel SAMARA est un militant palestinien de gauche, résidant à Ramallah 
Docteur en « économie politique et développement », il a écrit des dizaines de livres, cahiers, brochures et des centaines d’articles sur l’impérialisme, la situation économique, politique et sociale des palestiniens. Il était rédacteur de la page économique de plusieurs journaux et revues arabes. 

Il est membre fondateur de l’union des écrivains et journalistes palestiniens, membre de comités de rédaction de plusieurs revues engagées en faveur des réfugiés et du peuple palestinien. Il est rédacteur en chef de la revue Kanaan depuis sa fondation en 1993.
Son engagement politique pour la libération de la Palestine, le droit au retour des réfugiés, contre la corruption et la répression lui a valu plusieurs séjours dans les prisons jordaniennes avant 1967 (30 mois), israéliennes (5 ans et demi) et un court séjour de 23 jours dans les prisons de l’Autorité Palestinienne en 1998, suite à « le manifeste des 20 », initié par 20 personnalités (dont Adel SAMARA), dénonçant la corruption et la répression comme pratiques courantes sous Arafat. Depuis, il était interdit de travail et de sortie. 

Il a déclaré lors de la signature des accords d’Oslo que c’est une « solution » qui favorise Israël et n’apporte que des illusions aux palestiniens. Il pense que la solution du problème palestinien passe par une lutte globale au niveau arabe contre l’impérialisme, les dirigeants arabes et l’Etat colonial d’Israël. 
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Samedi 14 novembre 2009
Rappel des événements de mai 2008 qui ont conduit à l’arrestation de plusieurs centaines d’étudiants :

En mai 2008 l’université Alqaddi Aayad de Marrakech (20 000 étudiants) connaît un mouvement revendicatif étudiant depuis plusieurs semaines à l’initiative de l’UNEM (Union Nationale des Etudiants Marocains).

Il s’agit de répondre à la dégradation de la vie universitaire et de porter des revendications comme : 

  • des bourses sans discrimination,
  • l’augmentation de la desserte des bus et la réduction du prix des transports, une aide aux transports pour les étudiants qui viennent de loin,
  • l’unification des examens et la suppression des quotas,
  • l’ouverture de la cité universitaire à tous les étudiants,
  • la réouverture du restau U (fermé après l’intoxication de 20 étudiants en avril)….

Le 14 mai 2008, une importante manifestation est appelée en direction du bâtiment de la Présidence de l’Université.

Face à cette mobilisation, les autorités marocaines ont déployé un dispositif policier sans précédent pour exercer la répression.

La manifestation est violemment dispersée, mais surtout les forces de sécurité vont se livrer à la chasse aux étudiants, sur le campus universitaire mais également dans la résidence universitaire et jusque dans les quartiers avoisinants.

L’enquête menée par le Centre Marocain pour les Droits de L’homme (CMDH) recense parmi les exactions policières, outre les tabassages, un étudiant défenestré du 4ème étage, des cas de viols, le vol des effets personnels (argent, téléphones portables..) la destruction des biens des étudiants (ordinateurs vandalisés, vêtement et bagages brûlés…) et du matériel universitaire (ordinateurs vandalisés, livres brûlés..) 

Les étudiants arrêtés seront accusés de ces dégradations, mais également d’appartenance à bande armée, d’incendie volontaire de tentative de meurtre… 

Le CMDH fait état de traitements inhumains et dégradants lors des gardes à vue, de tortures et même d'un viol au commissariat de Jamaa Lefna...

C’est dans ces circonstances qu’on été traduit en « justice » les leaders du mouvement étudiant, notamment des militants de la tendance (Marxiste-Léniniste) Voix Démocratique basiste de l’UNEM.

Il est possible d’avoir de plus amples informations sur leur site :

http://voieliberte.olympe-network.com/

Ou sur le Site de Contre-Informations qui a largement documenté les évènements en français.

http://www.contre-informations.fr/?s=maroc

 

 

                                                            J-M. N.

Par Association des Amis du Manifeste - Publié dans : Regroupement Communiste nouvelle série - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 13 novembre 2009
L'ouvrage de Tom Thomas : "Propriété et Possession, Aliénation et Liberté, selon K. Marx".


    Quand Proudhon a publié son ouvrage “Qu’est-ce que la Propriété ?”, Marx rétorquait en 1865 que “la question était trop mal posée pour qu’on y pût répondre correctement”. Qu’est donc la propriété selon Marx ?
    C’est à cette réflexion, dans le prolongement de celle de l’illustre barbu tout en la précisant par endroits, que s’adonne l’auteur du livre dont le titre constitue le chapeau de cette brève présentation, et pour qui “Proudhon recherchait quelque chose qui n’existe pas. La propriété n’existe pas Il n’existe concrètement que différents types historiques de propriété” (introduction).
     La propriété en général est un concept anthropologique qui permet de distinguer le genre humain en général des autres espèces animales. Si on analyse les faits avant les idées, on aboutit au constat que la propriété est dans l’activité humaine un comportement d’appropriation, avant d’être un droit, des conditions et des moyens de leur vie que les hommes ont produits, entrant en leur possession et qu’ils sont en mesure de maîtriser.
     Cette notion de possession a son envers: la dépossession qui n’est autre que la perte de cette maîtrise aboutissant à l’émergence de la propriété bourgeoise que la bourgeoisie appréhende comme un droit: elle n’en a la perception que juridique.
   Les producteurs des conditions organiques qui leur permettent de construire leur vie se trouvent dès lors désappropriés de ces mêmes conditions par des forces extérieures (le marché, l’argent, le capital). Ils en sont dessaisis, contribuant d’ailleurs eux-mêmes à ce dessaisissement, dominés qu’ils sont par elles, lequel, selon l’auteur, est “transfert à l’extérieur des individus agissant, produisant, d’une puissance qu’ils créent eux-mêmes, qui leur devient non seulement extérieure, mais étrangère..., hostile et oppressante, déshumanisante.
     Cette dépossession-extériorisation est nommée aliénation” (p.16). Il s’en suit qu’on ne peut de fait dissocier l’aliénation de la propriété bourgeoise. Et que donc abolir l’une c’est abolir l’autre.
   Considérant, à la suite de Marx, l’aliénation comme l’essence des individus de la classe bourgeoise, l’auteur est amené à replacer la liberté au coeur du procès révolutionnaire qui est vu du coup comme la seule activité possible de cette liberté comprise comme exercice d’une activité choisie, indépendante de toute contrainte naturelle ou sociale extérieure à l’individu.      
    Une autre précision, prenant à rebours l’idéologie dominante, s’adresse au capital. Faisant la distinction entre capital-fonction et capital-financier, même si cependant “le développement du capital financier n’est pas indépendant de celui du capital en fonction, même s’il s’en autonomise” (p.39), l’auteur démontre que le capital financier n’est qu’une forme superficielle de la propriété capitaliste, contrairement à ce que prétend “le communisme vulgaire”, dont l’URSS stalinienne fut sans doute l’expression la plus significative. Ce qui, au terme de son ouvrage, conduit T.Thomas à prendre nettement position vis à vis des tentatives de réformer le capitalisme: "La voie qui, aujourd’hui, sous l’appellation d’anti-libéralisme cherche à rameuter les prolétaires dans le soutien à un capitalisme soi-disant réformé et équitable, débarrassé des “excès” du capital financier” n’est que le “vieux discours du socialisme vulgaire: haro sur la finance cosmopolite (mondialisée), étatisme renforcé, protectionnisme, nationalisme plus ou moins exacerbé...” (p.189).
     La voie opposée, la seule viable passe par la liberté des prolétaires dont la manifestation nécessaire en est l’action pour s’organiser en classe contre la bourgeoisie pour la renverser.    
      Cette liberté est leur principale “puissance contre la nécessité capitaliste”.
Au communisme vulgaire de la “gauche de la gauche” - l’auteur exclut de fait toute référence au PS “qui a abandonné toute idée socialiste, même la plus vulgaire qui soit” - il faut opposer“ la voie révolutionnaire marxiste vers l’abolition du travail aliéné et, partant, de la propriété bourgeoise”. (p.109) Dans cet ouvrage il y a matière à faire grincer des dents, mais aussi de quoi nourrir la réflexion.


(paru dans "A CONTRE COURANT "N° 183 - AVRIL 2007)



On peut se procurer le livre aux Editions “Contradictions”, en librairie, ou encore chez l’auteur: Tom Thomas, 2, rue Ponscarme, 75013 Paris. Prix: 10 euros.
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